Border les lisières, c’est un double mouvement : aviver l’attention, affiner l’écoute, car aucune ligne franche ne les définit, et se tenir au chevet, prendre soin, par la parole, la présence et le geste, qui enveloppent, protègent, accompagnent avant la nuit.
Contrairement à une idée reçue, les lisières sont loin d’être des césures abruptes. Ce sont des espaces d’entre-deux, où des mondes différents se rencontrent et s’altèrent au contact l’un de l’autre. Par là même, ce sont des lieux de continuelle réinvention, où se nouent des liens forts. Cette gradation progressive et ce enchevêtrement font des lisières des zones de refuge, qui nourrissent des interactions indispensables à la perpétuation de la vie, des espaces qu’il faut protéger.
Ce constat, il sous-tend également la démarche de celles et ceux qui défendent une approche respectueuse et sensible de la fin de la vie, à l’heure où la population vieillissante ne cesse d’augmenter. Comprendre et apprivoiser cette lisière-là, non pas l’ignorer mais reconnaître l’étendue de sa complexité, préserver les liens – la cohabitation – qui s’y tissent – : ce faisant, c’est un monde vivante et vivable qu’on préserve.
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Écriture et réalisation : Soline de Laveleye
Prise de son : Roxane Brunet, Gregor Beck, Soline de Laveleye
Montage et mixage : Gregor Beck
Chant: Feux.Fracas
Production : Across Stickos asbl, avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Avec le concours du Cercle des Naturalistes de Belgique.