La radio de la communauté de l'Université Libre de Bruxelles
Posté le 21 mai 2013 à 9 h 12 min
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Mots-clefs :histoire de savoir
La biture expresse, en anglais binge drinking, consiste à boire beaucoup en peu de temps, supère cuite suivie d’une pose de quelques jours.
Cette quantité d’alcool hebdomadaire ingérée en une ou deux fois le week-end est à comparer à la même bue régulièrement, un peu chaque jour. Quels sont les effets, et y a-t-il une différence ?
Oui, nous dit Salvatore CAMPANELLA (du laboratoire de psychologie médicale et d’addictologie de l’ULB) qui vient de publier une étude dans PLOS ONE.
L’idée était de soumettre les étudiants à une tâche cognitive qu’ils réussissent à tous les coups (biture expresse ou non) et à explorer par neuro-imagerie cérébrale fonctionnelle les différences éventuelles entre les adeptes de cette pratique et les autres (un groupe témoin d’étudiants qui boivent régulièrement et modérément). Effectivement, l’étude montre, pour les « bitureux express » (binge drinkers), que les zones cérébrales impliquées dans la tâche sont suractivées. D’où l’hypothèse que moins de neurones étant impliqués dans la même tâche, c’est le signe qu’un certain nombre d’autres neurones ont été détruits suite aux bitures expresses.
Les recherches futures exploreront la réversibilité possible (ou non) de ces effets à la cessation de cette pratique de biture expresse. Cela suppose des études longitudinales (plusieurs années de suivi) lourdes à mettre en œuvre. Le groupe témoin n’est pas abstinent mais boit modérément, tout simplement parce qu’il est représentatif de la population en général : la majorité de la population boit modérément! À la vôtre!
Posté le 14 mai 2013 à 9 h 39 min
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Mots-clefs :histoire de savoir
«L’ANTARCTIQUE»
avec Jean-Louis TISON, chercheur Glaciologue – ULB
La « Réunion Consultative sur le Traité de l’Antarctique » se tiendra en Belgique du 20 au 29 mai. L’occasion pour la quarantaine de pays partenaires d’accorder leurs violons quant à la gestion des recherches, des explorations et de la protection du 6e continent, « patrimoine de l’Humanité ».
Parallèlement se tiendra au Palais des Académies à Bruxelles un week-end de vulgarisation « Antarctique », ouvert au public, présentant les recherches qui y sont menées, les problématiques environnementales et qui permettra à chacun de rencontrer les chercheurs. Jean-Louis TISON nous présente les grandes lignes de cette (chaude) actualité (il a même plu à 3000 m d’altitude) :
-la base belge et son organisation,
-le réchauffement climatique,
-la micro-biologie de la banquise (les algues captent le CO2 atmosphérique!),
-la géologie,
-la biodiversité des espèces marines,
-la collecte des météorites martiennes,
-le couplage océans/atmosphère,
-la question des pollutions,
-les lacs sédimentaires sous la calotte glaciaire antarctique,
-ce qu’on en apprend sur l’Histoire du climat terrestre,
-la fonte des plateformes (l’équilibre des glaces est-ouest de l’Antarctique est déstabilisé).
Posté le 13 mai 2013 à 14 h 57 min
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Mots-clefs :Europolis · histoire de savoir
À 95 ans, Christan de Duve a choisi l’euthanasie pour mettre un point final à sa vie.
En 2010, il avait reçu les insignes de Docteur honoris causa de l’ULB.
Né près de Londres, en 1917, Christian de Duve est diplômé de l’Université catholique de Louvain en médecine (1941) et en chimie (1946).
En 1974, il reçoit – avec Albert Claude (Institut Jules Bordet) et George Emil Palade – le Prix Nobel de physiologie et de médecine pour avoir découvert comment la cellule peut absorber ou détruire les substances – bonnes ou mauvaises – sans altérer son fonctionnement. Sa découverte a permis des avancées significatives dans la recherche médicale, en particulier en cancérologie.
Immense chercheur, il fut aussi un bâtisseur, créant l’ICP, l’Institut de pathologie cellulaire, rebaptisé Institut de Duve, un centre d’excellence mondial où la liberté de recherche est fondamentale.
Europolis propose de réécouter une interview réalisée en 2005 du Docteur honoris causa de l’ULB, suite à la publication de son ouvrage « Singularité ».
Posté le 7 mai 2013 à 11 h 16 min
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Mots-clefs :histoire de savoir
«LE VIRUS AVIAIRE H7N9 »
Un nouveau virus aviaire, transmissible à l’homme, a fait son apparition en Chine. Il inquiète car on n’a pas encore localisé son réservoir naturel.
Le point sur ces virus, leur histoire, leur diversité, leur dangerosité.
Avec: Marius GILBERT, chercheur qualifié FNRS, Labo de lutte biologique et écologie spatiale – ULB
Posté le 6 mai 2013 à 12 h 31 min
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Mots-clefs :Europolis · histoire de savoir
Le 30 avril 2013 à l’ULB, devant plus de 150 invités issus du monde académique et de la société civile, la Fondation pour les Générations Futures a proclamé les HERA Awards 2013, Prix d’excellence en développement durable.
Invités: Sabine Verhelst, chargée de projet à la Fondation pour les Générations Futures et Denis Piron, lauréat 2013 pour son mémoire de fin d’étude sur les chemins andins.
Posté le 2 mai 2013 à 8 h 58 min
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Mots-clefs :histoire de savoir
…en rediffusion ce vendredi 3 mai à 09h00
Après un mémoire sur la psychanalise durant la deuxième partie du 20e siècle, Renaud Bardez, historien mordu de médecine, se replonge dans sa période de prédilection, le 19e siècle élargi, pour se pencher cette fois sur le développement de la faculté de médecine de l’ULB et de son enseignement.
Posté le 30 avril 2013 à 10 h 53 min
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Mots-clefs :histoire de savoir
• On parle de matériaux qui conduisent l’électricité d’une façon particulière : sur leurs bords. Et de leurs propriétés. Des propriétés « topologiques » parce qu’elles sont reliées à certaines caractéristiques topologiques de l’échantillon (d’où leur nom, d’isolants topologiques). Quand on leur applique une différence de potentiel, ils sont isolants oui mais il y a quand même un faible courant d’électrons rien que sur les bords de l’échantillon !
Cette propriété avait été « découverte » par Von Klitzing (qui a été nobélisé en 1985). On théorisa. Les équations décrivent ce qui se passe. Mais sont-elles fiables et décrivent-elles toutes les propriétés? Alors il fallut modéliser. D’abord par la pensée. Ce sont les « simulateurs quantiques », imaginés par Richard Feynman dans les années 80. Leur avantage est qu’ils sont « clairs » et « propres »: des systèmes idéaux (ils épargnent au physicien les problèmes liés aux impuretés des vrais matériaux).
Dans ces systèmes, des ensembles d’atomes très froids miment, par leur comportement, ce qui se passe avec les électrons. On y retrouve « l’effet de bord » sus-mentionné: un courant observable.
Comme par ailleurs, ce modèle vérifie les propriétés connues de l’échantillon, déjà observées au laboratoire, on a de bonnes raisons de penser que les nouvelles propriétés observées grâce à ce modèle correspondent elles aussi à une réalité physique. Et ici, le modèle permet justement de « voir » les « états » de bord pour différents courants appliqués (ce qui n’est pas possible jusqu’ici dans la réalité physique).
Cette recherche, qui se situe entre la théorie pure et la modélisation objective, vient de paraître dans PNAS du 8 avril 2013. C’est une plongée dans les propriétés mêmes de la matière. En perspective : réaliser physiquement le simulateur quantique qui mimera des propriétés des électrons dans des matériaux particuliers par le truchement de ses vrais atomes froids.
Un détail : les isolants topologiques auront des applications dans les futurs ordinateurs quantiques.
Avec Nathan GOLDMAN, physicien, ULB, Service de physique des systèmes complexes et de mécanique statistique.
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